En pleine crise du carburant à peu près trois ans, le Burundi peine encore à couvrir ses approvisionnements en combustibles. Alors la campagne électorale dure plus d’une semaine depuis son lancement officiel, la Parole en Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités appelle les candidats en lice à tirer une épine du pied.
A plus de deux semaines de la campagne électorale, Parole en Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités anime un point de presse sur la situation. S’exprimant sur le rôle des parlementaires en lice dans un contexte où le problème de carburant devient de plus en plus chronique, le Directeur national du PARCEM interpelle les candidats à Avoir plusieurs cordes à l’arc. Comment se comportent les parlementaires, se demande Faustin Ndikumana, face aux problèmes du carburant en place depuis trois ans sans solution durable sans compter les graves conséquences qu’il endosse ?
Sachant que les besoins du pays s’équivalent à 25 à millions de litres par mois de carburant le Directeur national du PARCEM Faustin Ndikumana explique qu’une telle quantité ne fait pas extrêmement peur si l’on compare d’autre pays de la même région dont les besoins excèdent plus de 100 millions de litres de litres par mois.
Alors que le point de presse concernait le déroulement de la campagne électorale lancée officiellement le 9 mai 2025, le Directeur national du Parcem constate que comparativement aux présences des partis politiques et candidats indépendants en campagne, le terrain est largement dominé par le CNDDFDD, parti au pouvoir depuis 2025, un parti qui, selon Faustin Ndikumana est entrain de battre la campagne électorale sur tout le territoire national si l’on considère les espaces médiatiques dans les médias publiques ; un monopartisme qui s’installe, un phénomène que le Directeur national du Parcem juge de force mais en même temps une faiblesse où l’activiste de la société civile fait savoir que la campagne électorale des législatives ne se distinguent pas des élections présidentielles où le chef d’Etat marque toujours sa présence plutôt de présenter les candidats retenus par province et leur laisser du temps de montrer de quoi ils vont faire à la population après le scrutin.
Cependant, le rapport du Ministère de l’intérieur, de la Sécurité publique et du développement communautaire apprécie le climat marquant la campagne électorale. « Nous sommes satisfait du bon déroulement de la campagne électorale sur tout le territoire du Burundi dans la paix dont jouissent tous les compétiteurs battant librement leur campagne où ils veulent », indique Martin Niteretse, ministre ayant la sécurité publique dans ses attributions dans une déclaration faite lors d’un point de presse animé lundi le 19 mai en mairie de Bujumbura.
Dans un pays où l’élection des parlementaires se fasse sur base des listes bloquées, la Parole en Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités mise sur la capacité et la moralité des compétiteurs. « Un candidat parlementaire devrait être quelqu’un d’expérience, qui fait partie d’une commission finance et qui doit prouver sa capacité selon son cv et surtout sa valeur ajoutée et sa moralité au niveau du comportement dans la société pour totaliser les critères d’éligibilité et sa force à accomplir dument ses responsabilité »., indique Faustin Ndikumana Directeur nationale du Parcem.
Selon ce dernier, tous les parlementaires doivent prouver leur capacité du rôle à jouer en tant que représentant du peuple électeur car quelque part, l’institution budgétivore d’où la nécessité de veiller à ne pas sombrer dans la corruption institutionnelle avec des formalités des mises sur pied des institutions qui ne jouent pas leur rôle.
Quel est le mandat des parlementaires ?
Alors que certains des parlementaires ne parviennent pas à distinguer le mandat du parti qui les a placé sur la liste et celui de représenter le peuple le Directeur national du Parcem insiste sur le vrai mandat d’u parlementaire. « Tout parlementaire détient un parlementaire un mandat national et doit assurer le contrôle de l’action gouvernemental, enquêter sur la corruption ; surveiller la qualité des infrastructures et les services sociaux incluant la santé, l’éducation, comment ils vont surveiller les ministres et voter les motions de censure en cas de besoins », indique Faustin Ndikumana Directeur national du Parcem
Au moment où le budget de la commission électorale Indépendante est de 70 milliards de francs, le Parcem se demande sur l’utilité d’avoir séparé les élections puisque deux ans après, la même commission aura besoin d’un budget supplémentaire pour assurer l’élection présidentielle prévue en 2027. Bien que le Directeur national du critique l’usage des véhicules de l’État, le Ministre l’intérieur, de la sécurité publique explique il n’est pas mal d’utiliser les véhicules de l’état dans la campagne électorale. Cette autorité de l’État juge de mal tous les détenteurs de véhicules de l’État se déguisent en enlevant les plaques des véhicules pour participer à la campagne électorale.
Nous faisons savoir que selon la déclaration du Président de la Commission nationale indépendante Prosper Ntahorwamiye, les élections législatives et des conseillers communaux se tiendront le 5 juin 2025, et seront suivies des élections sénatoriales le 23 juillet 2025 tandis que les élections des conseillers collinaires et de quartiers, leurs élections sont prévues pour le 25 août 2025 avec plus 4 246 centres d’inscription à travers le pays, avec 15 633 bureaux d’inscription où les citoyens pourront s’enregistrer pour participer aux élections.
Juldas nduwayezu, journaliste
