Projet de loi des finances 2025-2026 au déficit qui se rétrécit en peu

Quelques mois avant la fin de l’exercice budgétaire précédent, l’Assemblée nationale du Burundi  adopte à l’unanimité le projet de loi des finances pour l’exercice budgétaire 2025-2026. Exposé  par l’actuel ministre des Finances, du Budget et de la Planification économique Nestor Ntahontuye, le futur budget de l’État ambitionne réduire le déficit  par rapport à  l’exercice précédent

Marqué par  un important déséquilibre avec  4 790  milliards de BIF de recettes sur les dépenses projetés à 5 227 milliards BIF, le projet de loi des finances publiques pour l’exercice budgétaire 2025-2026 présente une réduction du déficit budgétaire  comparativement à l’exercice précédent. Selon les chiffres présentés par le Ministre Nestor Ntahontuye, le déficit budgétaire est estimé à 436,9 milliards BIF prévu d’être comblé par des emprunts intérieurs  ou extérieurs.

Alors que le déficit budgétaire de l’exercice précédent était de 449,6 milliards  au départ et de 521,1 milliards de BIF après la révision du Budget de l’État, le Burundi réalise une réduction de, 12,7 milliards de BIF. La future loi des finances publiques prévoit   un élargissement  par le  gouvernement des sources de revenus couplé à une amélioration de la discipline fiscale pour combattre  le déficit.

. Préoccupé par l’élargissement de l’assiette fiscale, le gouvernement prévoit de nouvelles taxes par rapport au budget général précédent de l’État. Il est prévu, souligne le Ministre des finances publiques, du budget et de la planification économique Nestor Ntahontuye, une taxe spéciale de 0,5 % à l’article 66 du projet de loi prévoyant de prélever ce montant aux revenus au moins plus élevés des salariés de l’État.

Alors que certains parlementaires posent des questions quant à l’Usage d’une telle taxe, le Ministre Ntahontuye Nestor explique que la taxe contribuera à financer les  projets sociaux incluant l’achat des bancs pupitres, des manuels scolaires, au recrutement des enseignants et à l’appui à la Carte d’Assistance Maladie (CAM) pour améliorer l’accès aux soins pour les populations vulnérables.

Quels secteurs prioritaires pour l’exercice budgétaire de 2025-2026 ?

Bien que tous les secteurs du pays nécessitent des fonds pour marcher, le gouvernement du Burundi compte faire l’agriculture et l’élevage les ténors du développement avec des appuis élevés en termes de budget alloués à ces secteurs traditionnellement reconnu pour pilier de l’économie du pays. Selon l’exposé du Ministre des finances publiques, du budget et de la planification économique Nestor Ntahontuye, les agriculteurs seront favorisés d’accéder aux fertilisants et à l’exportation de leurs productions.  De plus le gouvernement envisage investir plus dans les domaines de l’accès à l’eau potable, de l’électrification et de la transformation industrielle.

A côté des secteurs agropastoraux, le gouvernement du Burundi compte faire   de l’exploitation minière une autre priorité considérable après plusieurs années d’existence sans revenu visible dans les trésors publics. Alors qu’il se remarque des lois non respectées, l’exposé du Ministre des finances publiques révèle qu’  une règlementation  sera fortement renforcée dans ce secteur. De plus, le gouvernement compte juguler toutes les pratiques frauduleuses et améliorer la contribution de ce secteur aux finances publiques avec une taxe de 16 % sur l’exploitation minière alors que la taxe n’était qu’à 7 %.

Le projet de loi des finances publiques a été adopté par l’assemblée générale réunie en assemblée plénière en date du 02 mai 2025 et par le Senat cinq jours après.

Nduwayezu Juldas, Journaliste