Le taux de décaissement tronque considérablement au Burundi pour l’année fiscale 2025 en dépit des sommes colossales allouées au Burundi par la Banque mondiale. Le Premier ministre du Burundi hausse le ton à tous les coordonnateurs des projets
Comparé aux chiffres de l’année précédente, le Burundi enregistre un faible taux de décaissement à moins de trois mois de l’année fiscale 2025. « Le taux de décaissement est de 13,3% sur les prévisions de 25% pour l’enveloppe de la Banque mondiale aux projets du Burundi au cours de l’exercice 2024-2025 », indique Albert G. Zeufak, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burundi, la RDC, l’Angola, Sao Tomé et Principe
Reçu en audience le 17/4/2025 par le chef d’État S.E Evariste Ndayishimiye au palais de Kiriri, les deux grandes personnalités échangent sur l’évaluation des activités financées par la banque mondiale pour les 3 dernières années et le Programme d’activité pour les six prochaines années dans les secteurs de transformation agricole, l’énergie et des mines selon la communication officielle de la Présidence de la République du Burundi.
Alors que la banque mondiale finance le Burundi sur un portefeuille équivalent à 1,97 milliards de dollars pour 16 projets nationaux et trois projets régionaux incluant l’agriculture, l’énergie, la santé, la nutrition, le commerce, le commerce, la protection sociale, les TIC, l’éducation et autres pour les trois dernières années, le directeur des opérations de la banque mondiale avertit les entités de gestion de la Banque mondiale et de la partie Burundaise. « La Banque mondiale sera moins tolérante pour des délais non justifiés et des staffs coupables qui freinent l’exécution des projets seront sanctionnés qu’ils soient du côté de la Banque mondiale ou du gouvernement du Burundi », ajoute Albert G. Zeufak.
Au moment où, le premier ministre du Burundi met en garde de nombreux burundais que le développement est avant tout le devoir des burundais qui ne rêvent qu’à tendre la main aux bailleurs de fond. « Vous devez savoir qu’il est de notre devoir de développer nous même le pays et travailler jusqu’à ne pas décourager les efforts de la Banque mondiale », interpelle Gervais Ndirakobuca, le Premier ministre du Burundi et chef de l’action gouvernementale du Burundi. De plus, ce dernier apprécie la bonne coopération entre la banque mondiale partenaire et le gouvernement du Burundi tout en rappelant les coordonnateurs des projets à être les premiers à encourager le partenaire de longue date au Burundi.
Le faible taux de décaissement fait mal à l’oreille des bénéficiaires qui captent que des sommes d’argent qui vont bientôt tomber en annulation. Face ce défi, le ministre des finances publiques et de la planification en explique les causes. « C’est à cause du manque de communication et de collaboration entre les unités de gestion de la banque mondiale et des ministères surtout sur les dossiers qui trainent et qui retardent pour avoir les non objections pour l’avancement rapide que le décaissement a eu du mal à s’accroitre comme aux années passés », indique Nestor Ntahontuye, Ministre ayant les finances publiques et la planification dans ses attributions. Ce dernier ajoute que le faible taux de décaissement est également dû au problème de pénurie de carburant tout en assurant que ce problème a été déjà résolu avec l’approvisionnement direct pour ces projets financés par la Banque Mondiale.
Cependant, le Burundi avait occupé une place importante pour l’année fiscale 2024 (juillet 2023- juin2024). Les chiffres de la Banque Mondiale rapportent que le taux de décaissement au Burundi était de 36% soit un décaissement de 200 millions de dollars américains. Face à cette baisse considérable du taux de décaissement, le ministre des finances publiques et de la planification promet de traiter tous les défis dans une retraite ultérieure dédiés à ces défis.
La Banque mondiale s’engage à poursuivre ses appuis aux projets de développement économique du pays.
Alors que le Burundi pose déjà ses pieds dans la première année de la vision du Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060, le directeur des opérations de la banque mondiale promet des soutiens indéfectibles aux projets de l’énergie, le d’environnement et de développement du capital humain du Burundi. « Grâce à ces nouveaux projets, nous continueront à appuyer le pays dans ses projets de développement pour des domaines variés du développement économique tels qu’ils sont définis dans la vision nationale de 2040 et 2060 et le plan national de développement », déclare Albert G. Zeufak, directeur des opérations à la Banque mondiale pour le Burundi, la RDC, l’Angola, Sao Tomé et Principe. Ce dernier félicite le Premier Ministre du Burundi et chef de l’action gouvernementale par rapport au lancement de la stratégie nationale de coopération au développement et la mise en place du système de suivi des programmes appuyés par les partenaires au développement CCPA
La banque mondiale promet une réactivité face aux changements, simplicités pour améliorer l’efficacité et l’expérience lies à l’équation des capitaux pour garantir la stabilité financière et la transparence des données pour favoriser l’innovation et le développement durable
Le directeur des opérations dit avoir rendu plus flexible le processus de décaissement pour répondre aux pénuries aigues des devises avec les révisions trimestrielles. Dans ce sens, le Premier Ministre du Burundi appelle toutes les parties prenantes à s’atteler au travail rappelant qu’il est notre devoir de rendre le Burundi plus meilleur et de prendre conscience de la redevabilité vis-à-vis de la population qui ont mis les dirigeants actuels à leurs postes respectifs.
Juldas Nduwayezu
