Le marché parallèle : une grosse pierre d’achoppement de l’économie du pays

Alors que l’économie du pays marche à deux économies parallèles, certains analystes du secteur privé alertent. Le secrétaire de la chambre  Fédérale de commerce et de l’Industrie au Burundi appelle à un débat réel pour élargir l’assiette fiscale.

Présent au conférence- débat sur les réformes économiques pour la stabilité macroéconomiques tenue le 14 Août 2025 par la Banque de la République du Burundi et le Ministère des finances, Denis Nshimirimana le secrétaire général de la chambre du commerce et de l’industrie du Burundi avertit. «  Notre économie  roule à deux vitesse, il ya pratiquement  deux économies parallèles : une  fonctionnant à 2950F le dollar et l’autre au 7300F le dollar », indique Denis Nshimirimana, le secrétaire général de la chambre du commerce et de l’industrie.

Dans ce contexte, en termes de concurrence, la concurrence n’est pas là étant donné que les devises à 2950F sont rare et que celles à 7300Fle dollar  accessibles.

Le secrétaire Général du CFCIB indique qu’aujourd’hui, la valeur en douane de celui qui a importé aux devises du marché parallèle est la même que pour celui qui les a obtenues au taux du marché officiel d’où la conséquence, les opérateurs économiques sont contraints à la fraude fiscale et  il y a des pertes énormes pour l’Etat.

De plus, beaucoup de gens trichent dans la machines à facturations. «  Au lieu de mettre 60.000F, ils mettent 20.000F ce qui  veut dire que même au niveau de la TVA collecté, on perd des masses énormes d’argent d’où il faut un assainissement et être très réalistes. »

Et d’ajouter, nous ne pouvons pas continuer à évoluer dans un contexte où l’Office Burundais des recettes collecte à peine  40%  à 50 % des recettes fiscales et non fiscales qu’il devrait collecter.  Avec une population fiscale des grandes contribuables tournant autour de 1000 avec chiffre d’affaire de 700 millions de BIF par an, ces chiffres ne sont pratiquement pas vrais.

Denis Nshimirimana, secrétaire général du CFCIB évoque des gens qui circulent dans des véhicules  V8 coûtant 200 à 300 millions et qui finalement si vous cherchez  ce qu’ils paient chaque année à l’Office Burundais des recettes et vous vous rendez compte qu’au bout de 5 dernières années, ils n’ont pas payé des impôts de 100 millions alors qu’entre temps , ils se sont s’est construits  un building d’un milliard ; d’où est venu cet argent ? Il y a des gens qui sont dans le paradis fiscal à cause du  secteur sous fiscalisé.

Denis Nshimirimana réaffirme que la chambre de commerce et de l’Industrie est prête  à un débat réel  pour l’élargissement de l’assiette fiscale car  selon lui, avec la tendance de cette pression fiscale, si l’on maintient la même pression sur un petit nombre de contribuable, les vont tous fermer.

Une économie malade en besoin d’un check out médical

Tributaire du cadre macroéconomique qui prévaut dans le pays, le secteur privé devient obligatoirement vacillant  si  l’environnement économique chancelle. « Notre économie  est malade et  comme un malade nécessite un check up médical du médecin et  le transcrit autant d’examens à faire faire  et  une cure, notre économie  a besoin d’un check up médical complet pour voir toutes les contraintes et toutes les barrières »,  indique Denis Nshimirimana, Secrétaire Général de la Chambre Fédérale de commerce et de l’Industrie au Burundi.

Alors que les nouvelles réformes envisagées  engagent le gouvernement à relever le niveau de produits exportés à l’étranger, certains analystes économiques constatent que le Burundi reste encore loin de gagner le pari. «   Notre secteur industriel est généralement à l’état  embryonnaire  sachant que le pays n’exporte pas grand-chose bien que les secteurs d’agriculture, des mines et du tourisme ont été épinglé pour soutenir ces réformes. » souligne Dénis Nshimirimana, Secrétaire Général de la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie au Burundi.

«  Toutes les 250 coopératives minières d’exploitation artisanale font que cette dernière demeure un domaine où la traçabilité n’est toujours pas assurée ». souligne le Secrétaire général du CFCIB, réagissant  aux propos de l’exposé  du ministre des finances  sur l’exploitation artisanale du secteur minier.  Le Secrétaire Générale du CFCIB remet en cause le genre d’exploitation artisanale. Face à cela, ,Dénis Nshimirimana appelle aux décideurs de financer  des études de recherche pour qu’il y ait de la cartographie et la quantification minières.  Selon Denis Nshimirimana, l’analyste explique qu’en l’absence des recherches, de la cartographie et de la quantification et que les gens exploitent, on ne sait pas réellement ce qui est  vendu officiellement et ce qui passe sous manteau

Alors que les mines consistent un potentiel d’opportunité pour renflouer les caisses en devises dont le secteur privé  a tant besoin, les opérateurs économiques et les industriels demandent l’accès aux devises qui ne sont pas là pour acheter des équipements, des machines ou des pièces de rechange faute d’exploitation des mines de manière à générer autant de devises nécessaires.

Face à ces situations, le secrétaire général de la chambre Fédérale  de commerce et de l’Industrie du Burundi promet  de travailler coude à coude pour la mise en place des nouvelles réformes en cours d’élaboration et même définir les priorités  de certaines entreprises prioritaires.

Les produits de luxe, une menace évitable 

Alors que le pays fait face aux pénuries des devises, la présence des vins de luxe ici et là interroge. « Comment se peut-il qu’on trouve des bières Serengeti de Tanzanie, de Leffe de Belgique et des vins de tout au part dans les petites boutiques de Makamba, des Stella dans les petites boutiques de Ntega-Marangara, et ce n’est pas normal. », demande  Denis Nshimirimana, Secrétaire Général de la Chambre Fédérale du Commerce et de l’industrie.

Ce dernier propose qu’en cette période de manque criant de devises, bloquer un certain nombre de produits de luxe à l’exemple de l’Ethiopie lorsque les dirigeants ont vécu une situation pareille avec  un au plus 1,7 mois de réserve de change conduira à un assouplissement.

Selon le secrétaire général de la Chambre Fédérale du commerce et de l’Industrie du Burundi, le marché parallèle  gère une gosse masse de devises et ce sont sans doute ces devises du marché noire qui nous achète du n’importe quoi d’où il faut de la discipline. Généralement, poursuit Denis Nshimirimana 99,99 % de burundais n’ont pas besoin de champagne, de Leffe ou de Heineken.   « Il faut se comporte comme dans un pays en crise et de cette façon, l’on pourra dégager des devises pour acheter des matières pour acheter des matières premières, des pièces de rechange et autres. », martèle le secrétaire du CFCIB.

Juldas nduwayezu.