Le surplus du maïs préoccupe les parlementaires

Inquiétés par le surplus du maïs des stocks de l’Agence Nationale de Gestion de Stock de Sécurité Alimentaire (ANAGESSA), les parlementaires mandatent les ministres de l’agriculture et du commerce en Assemblée plénière.  Alors que l’histoire de pourriture plane encore les esprits, les élus du peuple aspirent rompre le cycle.

Face aux scènes de pourriture des stocks du maïs  de  l’Agence Nationale de Gestion de Stock de Sécurité Alimentaire (ANAGESSA) l’an 2022, les parlementaires évitent à tout prix de marcher deux fois sur le même râteau.  Les ministres Dodiko Prosper de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement et Marie Chantal Nijimbere du commerce, de l’industrie et du tourisme présentent l’état des lieux des grains de maïs en stock de  l’ANAGESSA. «  Nous voulons nous assurer du  l’état des lieux des grains du maïs selon les recommandations des parlementaires lors de la séance des questions réponses du 27 février 2025 », indique Daniel Gélase Ndabirabe, le Président de l’assemblée nationale réunie en Assemblée plénière le 25 Juin 2025 à l’hémicycle de Kigobe.

Le ministre Dodiko Prosper rappelle que  sur 71.000 tonnes de maïs collecté par l’ANAGESSA, certaines quantités seraient réduites petit à petit suite aux conditions stockage des grains de maïs , aux ravages des rats dans  certains stocks ou aux  pourritures dues aux intempéries dans certains stocks de l’ANAGESSA.  Compte tenu de toutes les recommandations de la Plénière de février 2025, les parlementaires exigeaient un triage des grains de maïs et séparation  des mais pourris des grains encore en bon état.

Devant la recommandation des parlementaires sur le triage, le ministre Dodiko répond à contre-pied. « Nous avons trouvé que le triage nous couterait 5.000.000.100 BIF d’où la solution de  trouver vite des marchés d’écoulement pour trier  et vendre en même temps sans trop dépenser seulement pour le triage », indique Dodiko Prosper, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement.

S’exprimant sur les étapes d’écoulement des stocks de maïs,  le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement se félicite grandement. « Nous avons vendu après avoir moulu des grains de maïs, des farines de maïs aux policiers, aux corps de défense, aux élèves dans les lycées publiques à régime d’internat et aux  prisonniers partout dans le pays en plus d’autres marchés cherchés  dans la région et à l’international».

Quel est le vrai état des maïs en stock de l’ANAGESSA ? 

Alors que les ministres respectivement de l’agriculture et du commerce expliquent des littératures,  les chiffres actualisés des quantités de maïs des stocks d’ANAGESSA détail par détail préoccupent les parlementaires. « Sur les 71300 tonnes de grains de maïs,  20 tonnes sont moyennement pourris et seront vendus aux éleveurs pour nourriture de détail alors  que 500 kilo sont complètements pourris et ne sont qu’à jeter par terre »,  présente le Ministre Dodiko Prosper, ministre de l’agriculture, l’élevage et de l’environnement.

Parlant de l’écoulement  des stocks de maïs le ministre explique qu’ il n’en reste que 15000 tonnes de grains de maïs affirmant qu’il vient de recevoir deux  demandes récentes de   commerçants exportateurs  dont l’un nécessite 7000 tonnes et l’autre 1000 tonnes de grains de maïs à exporter.

Certains des parlementaires s’inquiètent des fonds investis dans l’achat des grains de maïs. Est-ce que l’Etat parviendra-t-il à gagner les fonds injectés dans le deal des grains du maïs ? le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement assure que tous les commerçants qui vendent à l’étranger ne peuvent pas perdre. Alors que  l’Agence Nationale de Gestion de Stock de Sécurité Alimentaire (ANAGESSA) a déjà lancé la campagne d’achat des grains de maïs depuis le 16 juin 2025 mais que la mesure reste sans effet, le ministre Dodiko Prosper  dit être au courant et explique que c’est à cause du  retard du consensus sur les salaires octroyés au personnel de l’ANAGESSA chargé de collecter les grains du maïs qui réclament des ajouts. Le ministre rassure qu’un compromis a été trouvé et qu’à partir du 27 juin, l’ANAGESSA achète des grains de maïs avec des innovations de le faire à l’aide des tablettes utilisés lors du recensement général de la population de 2025.

Les surplus du maïs revire toujours à un cul-de-sac ?

Trois ans avec des scènes de pourriture, certains des parlementaires doutent de la capacité de gestion du personnel de l’ANAGESSA.  Le Président de l’Assemblée générale évoque un manque de planification à long terme de la gestion des produits de la récolte. Face à toutes ces  observations, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement Dodiko Prosper annonce que le gouvernement du Burundi avec l’appui du FIDA compte construire  deux stocks stratégiques modernes dont l’un à Gitega et l’autre à Bujumbura avec aussi une unité de transformation pour couper court les éventuelles pourritures des grains du maïs.

Juldas Nduwayezu, journaliste